temps

Publié le 22 Février 2019

Je parle avec les mains. La concentration acheminée par la forme circulaire du temple à puits (de la source sacrée), fait s'accommoder en lui. Se pencher en comprenant l'inversion de l'escalier dans sa double forme symétrique s'accolant, à ce qui peut être au fond (du puits), une architecture invisible ou imaginale, une base, un mur sur lequel avec ou sans racine parviennent à s'élever les existences.


Les nuages... Combien de temps restreints durent-ils? Ils sont toujours les mêmes certes mais de quelles eaux se chauffent-ils lorsqu'ils grondent par l'orage ? L’abîme à terre a la forme d'une serrure. De quelle porte est-il l'ouverture, de quelle maison ou de quel extérieur ?

 

Voyez comme ces questions sont caduques, l'absurdité de vos purismes. Comme une craquelure à même les sols, au ciel en reflet, ou réponse par reflet d'une clé invisible qui ne comprend pas de dents, et ne comprend rien à ce que vivre veut dire mais qui a été trouvée en voyant le nuage, en fixant le ciel qui vient se déverser par orientation dans une cavité prévue à son effet : la réverbération de l'air et du non verbal par l'eau, la terre et la lumière. Obscur trou lorsque l'été vient. Base d'où rien ne s'éclaire. C'est un pays au creux duquel quand il pleut, des cascades de plusieurs dizaines de mètres de haut se forment. Des mots, leurs supports et toutes ces techniques voient. Je les entends mais parle avec les mains. Les traits sur des éléments sont leur inclinaison fugace. La pierre semble d'hier, et par demain s'obstine. Les roches sont-elles modelées par elles ? Non. Vivantes pourtant les ombres, et leur cause matérielle, comme en corps, de peau. Le mutisme de la pierre n'est pas une présence silencieuse. L'espace d'une couleur se saisit. Par leur envol, les anges se pulvérisent.

 

 

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Rédigé par Scripta

Publié dans #2019, #temps, #scripta 21, #pierre, #Fiction, #mains, #puits, #eau

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Publié le 19 Février 2019

Les couleurs vives coupent l'espace. Goûter l'air et la pierre de porphyre rouge. Le paysage paraît découpé au stylet. Des blocs taillés. Lorsque je suis dans sa nature cette impression de faire corps avec m'envahit. Quand tu touches la pierre elle semble t'avoir donné la vie.
 
Pietra calda encadre le firmament, fait te reposer dans le creux de ses courbes, et te berce, te nourrit. Pietra calda t'hydrate pendant que les oiseaux semblent guetter cet horizon pour tous. Impression de se glisser entre les murs du temps, de se faufiler dans la bouche d'un géant, avec le reflet du ciel dans un cycle fermé du secret de la terre où l'eau dispose de tout, et la vie perd sa notion du temps pour courir vers tous les espaces par un même souffle. Toutes les constructions à sec sans aimant, ni lien de ciment. Crime des masses, amour en miettes, vagabonde entre ses dents terra calda. Je vais trop vite, trop vite. Je vais trop lentement. Die cru : Il fait grand soleil.
 
Les couleurs des maisons sont intensifiées par une lumière violente à la force de ciel. Les façades encerclent à leur tour la lumière primale de la boule de feu qui éclaire toute chose. Les rues sont désertes. Une femme vêtue de bas, d’une jupe et d’un foulard traverse discrètement. Elle passe parmi les ombres des autres façades silencieuses. Février semble mai. Pris entre deux parois d’une montagne, séparées lors d’un évènement géologique lointain, sombres et humides, à travers lesquelles parfois tombe accidentellement un cerf. Les pans semblent comme les lèvres en lesquelles nous cheminons. La bouche s'ouvre sur cette collection mémorielle, son rire des fendus d’entre les roches; faces humidifiées, calcaire retrouvé en couche tendre et colorée. Un surplus de calcarisé, matrice pour protéger ou prendre une empreinte unique de la falaise accidentée, les stalagmites et tites. Tout ceci semble permettre à des dessins, des sculptures rondes, et courbées de se constituer comme des mamelles claires de la nature. Je mords, je mords
 
Bruncu Satoru
 
 

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Rédigé par Scripta 21

Publié dans #2019, #pierre, #paysage, #temps, #Pietra calda, #vibration, #Littérature

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Publié le 6 Novembre 2017

Un jour se posa à l'Assemblée Nationaze la question de l'époque et du changement.

 

L'ordre mondial du jour fut le suivant : pouvait-on changer d'époque sans changer de temps?

 

Pour traiter cette délicate question on fit appel au serveur BOGOS (Bi-Lingual Gregary Operator Supra-calendary) de l'état arborien d'Open Source.

 

Ce dernier grâce à son rapport accéléré avec le temps et à la matière pouvait communiquer avec la chronologie métro-météo-mythologique préalable qui elle même était en voix d'effacement.

 

Pour répondre à cette demande, BOGOS dut traiter de questions connexes aussi décisives que « Peut-on lier autrement les planètes entre elles pour édifier de nouvelles cartes du ciel ? Et si oui combien de nouvelles galaxies vont soudain nous apparaître ?

 

Quelle incidence sur l’astrologie et la statosphère historiologique dans la mesure où sa représentation terrienne en changerait immanquablement le fond suite aux récentes découvertes sur la subjectivité terrienne et les objets célestes.

 

Enfin entre autres questions « Le cosmos avait-il lui aussi des saisons? était-il possible qu'une ou plusieurs périodes autres que le jour et la nuit  furent imperceptibles mais décisives dans l'organisation de nos vies ?  Ces périodes alternées étaient-elles les seules étapes cycliques pour un jour défini ?  

 

Comment se faisait-il que dans l'histoire de la Table d'autres moyens de découpage avaient été proposé dans le passé qui avaient fait leur preuves et autour desquels l'on s'était fort bien acomodé dans une ou plusieurs parties de la table et ce durant plusieurs temps ? Pouvait-on fractionner ou rassembler encore autrement ?

 

 

 

 

Existait-il un après minuit, une aube claire et un petit matin avant le grand sur lesquels nous aurions pu façonner un autre emploi du temps, validé par l'ordre mondial pour un meilleur rassasiement des personnes conviées à sa Table ? Et cela dans le peu de temps qu'il nous restait pour déguster avant qu'elle ne soit renversée et que l'eau vienne à manquer car dans les pires menus proposés aux convives de l'époque par les serveurs informatiques, on pouvait lire que son temps de service était compté : c'était le fast world auto-réchauffé qui venait, le réchauffement climatique était annoncé et même sans en faire un fromage nous savions qu'il était copieusement  entamé.

 

Les plans mesquins du Gros Vêtement furent rapidement compris par la population qui se révolta face à tant de velléités capitalistes. Il fut décidé à l'unanimité de faire la grève du temps.

 

Les grévistes furent accusés d'être des conservateurs ce qui n'était pas tout à fait faux car dans la mesure où le temps s'était arrêté, ils se conservèrent eux-mêmes plus longtemps grâce notamment aux anti-oxydants qu'ils revendiquaient haut et fort contre tous les excès commis par Circaé et Sinus taté.

 

Fort heureusement une pendule qui s'était égarée de planète leur suggéra de changer oui le temps mais pas pour l'exploiter chez les uns outrageusement au profit d'un petit nombre d'invités qui ne prenait que du bon temps sans en laisser aux autres.

 

L'on commença donc à dire que du temps il n'y avait ni du bon ni du mauvais et que découpé à présent comme il l'était il permettait de maîtriser l'emploi du temps de chacun alors que le temps d'existence sur terre était limité et que pour certains qui en pâtissaient il ne fallait ni l'arrêter ni le rendre mauvais.

 

On réduisit donc les jours en plus petites plages pour réduire le temps de travail ouvré et l'on inséra deux autres temps par demi journée ce qui permit de faire deux fois cinq temps soit dix temps pour le jour et la nuit.

 

Par ailleurs l'on changea le mode additionnel des jours pour tendre vers neuf jours au lieu de dix ce qui raccourcit la durée d'un an et changea profondément l'approche calendaire ainsi que celle du non-temps qui n'existait pas jusqu'alors et qui fut créé échappant à toute comptabilité gouvernementale.ou patronale.

 

 

Comme un Atablérien au Pays de la Sans Façon Vol. 2

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Rédigé par Scripta

Publié dans #2017, #Littérature, #Fiction, #Comme un, #scripta 21, #temps, #travail

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