Publié le 10 Juin 2019

Là-bas dans la forêt, je me sentais libre.

De l’écorce des grands sapins, sous le ciel enseveli, je découpais des bateaux pour créer des voiliers de rêve sans matière. 

Je les ai posés sur la rivière où en amont buvaient des moutons.

Près d’un grand cèdre autour duquel nous devions être plusieurs pour embrasser le tour de magie, je pouvais lire des bijoux.

Je les observais sans comprendre.
Leur présence me suffisait.
Nous étions égaux.

Anne Paulet

 

Alerte démantèlement de l’Office national des forêts : oeuvresouvertes.net/spip.php?article4113

 

 

 

 

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Publié le 22 Février 2019

Je parle avec les mains. La concentration acheminée par la forme circulaire du temple à puits (de la source sacrée), fait s'accommoder en lui. Se pencher en comprenant l'inversion de l'escalier dans sa double forme symétrique s'accolant, à ce qui peut être au fond (du puits), une architecture invisible ou imaginale, une base, un mur sur lequel avec ou sans racine parviennent à s'élever les existences.


Les nuages... Combien de temps restreints durent-ils? Ils sont toujours les mêmes certes mais de quelles eaux se chauffent-ils lorsqu'ils grondent par l'orage ? L’abîme à terre a la forme d'une serrure. De quelle porte est-il l'ouverture, de quelle maison ou de quel extérieur ?

 

Voyez comme ces questions sont caduques, l'absurdité de vos purismes. Comme une craquelure à même les sols, au ciel en reflet, ou réponse par reflet d'une clé invisible qui ne comprend pas de dents, et ne comprend rien à ce que vivre veut dire mais qui a été trouvée en voyant le nuage, en fixant le ciel qui vient se déverser par orientation dans une cavité prévue à son effet : la réverbération de l'air et du non verbal par l'eau, la terre et la lumière. Obscur trou lorsque l'été vient. Base d'où rien ne s'éclaire. C'est un pays au creux duquel quand il pleut, des cascades de plusieurs dizaines de mètres de haut se forment. Des mots, leurs supports et toutes ces techniques voient. Je les entends mais parle avec les mains. Les traits sur des éléments sont leur inclinaison fugace. La pierre semble d'hier, et par demain s'obstine. Les roches sont-elles modelées par elles ? Non. Vivantes pourtant les ombres, et leur cause matérielle, comme en corps, de peau. Le mutisme de la pierre n'est pas une présence silencieuse. L'espace d'une couleur se saisit. Par leur envol, les anges se pulvérisent.

 

 

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Rédigé par Scripta

Publié dans #2019, #temps, #scripta 21, #pierre, #Fiction, #mains, #puits, #eau

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Publié le 19 Février 2019

Les couleurs vives coupent l'espace. Goûter l'air et la pierre de porphyre rouge. Le paysage paraît découpé au stylet. Des blocs taillés. Lorsque je suis dans sa nature cette impression de faire corps avec m'envahit. Quand tu touches la pierre elle semble t'avoir donné la vie.
 
Pietra calda encadre le firmament, fait te reposer dans le creux de ses courbes, et te berce, te nourrit. Pietra calda t'hydrate pendant que les oiseaux semblent guetter cet horizon pour tous. Impression de se glisser entre les murs du temps, de se faufiler dans la bouche d'un géant, avec le reflet du ciel dans un cycle fermé du secret de la terre où l'eau dispose de tout, et la vie perd sa notion du temps pour courir vers tous les espaces par un même souffle. Toutes les constructions à sec sans aimant, ni lien de ciment. Crime des masses, amour en miettes, vagabonde entre ses dents terra calda. Je vais trop vite, trop vite. Je vais trop lentement. Die cru : Il fait grand soleil.
 
Les couleurs des maisons sont intensifiées par une lumière violente à la force de ciel. Les façades encerclent à leur tour la lumière primale de la boule de feu qui éclaire toute chose. Les rues sont désertes. Une femme vêtue de bas, d’une jupe et d’un foulard traverse discrètement. Elle passe parmi les ombres des autres façades silencieuses. Février semble mai. Pris entre deux parois d’une montagne, séparées lors d’un évènement géologique lointain, sombres et humides, à travers lesquelles parfois tombe accidentellement un cerf. Les pans semblent comme les lèvres en lesquelles nous cheminons. La bouche s'ouvre sur cette collection mémorielle, son rire des fendus d’entre les roches; faces humidifiées, calcaire retrouvé en couche tendre et colorée. Un surplus de calcarisé, matrice pour protéger ou prendre une empreinte unique de la falaise accidentée, les stalagmites et tites. Tout ceci semble permettre à des dessins, des sculptures rondes, et courbées de se constituer comme des mamelles claires de la nature. Je mords, je mords
 
Bruncu Satoru
 
 

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Rédigé par Scripta 21

Publié dans #2019, #pierre, #paysage, #temps, #Pietra calda, #vibration, #Littérature

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Publié le 18 Novembre 2018

C’est fascinant ces ombres portées, ces calques déformés, des formes transposées, d’une ombre >>>> épouser les formes les plus solides de la matière. Masquer le support complexe qui décide de l’apparence, comprendre la répartition horaire, la balkanique des astres, de leur couverture. Apprécier les courbes par une orientation. Il faut trois éléments pour que l’ombre naisse. Certaines conditions la définissent. Une ombre c’est le travail du fugitif complexe, lui-même un peu fragile, de circonstance, cf les jardins chinois. Ils produisent un fruit d’aspect, une fleur d’émotion, des arbres cachant une forêt de pierres, en retenue, un amoncellement de milliers de bribes mémorielles et l’atomisation des intervalles, par étalage de rayons, issue d’une cannisse, la projection en creux par luminosité de ce qui les protège,
Parfois des tentatives d’inventorier comme transposables des processus similaires sur des domaines différents par simple analogie. Pourtant un calque est un calque. Il n’a de réel que sa condition.
 
évocation : possible détente furtive

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Rédigé par Scripta

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Publié le 23 Janvier 2018

   Comment résumer ce naufrage frais ? Une sensibilité extrême par laquelle sa grande perméabilité d'enfant lui avait joué des tours, modéré les étapes de sa construction, et accru aussi cette approche empathique quelque peu désespérante.

   Pour parvenir à une pensée opérante, elle se concentre sur quelque objet de façon intègre, tel un pivot jusqu'à former un triangle avec la réalité dont elle tente de démasquer la rime avec des signes destinés aux croyants ou aux crédules intentionnés qui ne connaissent de l’imaginaire qu’une bride, en quête de simplification rejetant les liens qu’ils jugent trop futiles, fugaces et orageux pour être transcrits ou transmis.

   Nos arrière-pensées sont des abstractions figurées en une multitude de formes et de formules incitant la représentation que l’on retrouve par ailleurs dans toutes sortes de régimes. Les courbes et les traits finissent par devenir des signes et des signes dans les esprits des images et leurs fées comme des hommes fés finissent par s’incarner. Si bien que personne n'est dupe et s'appuie dessus pour - se - duper.

   Tout ceci dans un questionnement exercé auprès d’adultes et d’une société qui promeuvent des croyances et par lesquelles croire est une connivence de sûreté y compris entre camarades de chambrées, nés de toutes les séditions, tôt levés en ces lieux de fabrique des songes, des mouroirs à soldats, où croire pour certains est une appartenance et une intégration et pour d'autres une résilience. Une non-chose non-intimée, objet de pressions et de dépressions torrides. Le nœud est là mais le mystère demeure encore absent. Ici la perte d'elle-même lui apporte une ivresse tout en la séparant. Aucune de ces attitudes néanmoins ne lui convient, aucune ne lui paraît adaptée. Elle sait qu'elle ne croit pas, qu'elle est athée de vivre. 

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Rédigé par Scripta

Publié dans #Fiction, #scripta 21

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Publié le 28 Novembre 2017

À la tombée de la nuit, le ciel est grand ouvert. La fenêtre ne cesse de geindre. Un texte de Victor Hugo me parle d'un voyage nocturne. Évoque-t-il mon immobilisme diurne? Est-ce à dire que la lumière rend casanier, qu'elle ne soulève aucune matière, qu'elle danse avec ses esprits ?

J'observe ce ciel invisible. Tu vois, je te dis "regarde" en y pressant mon doigt.

Son don d'ubiquité me saoule aux yeux. Sous le sombre plafond céleste se détachent quelques gouttes grises. Ce sont nos impressions insufflées dans un nacre de mercure et d'alu. À l'intérieur de nos parois c'est le même cristallin, le même tourbillon qui préfigure nos destins, nos manques. Et même s'il fait noir, y suis-je encore nue ?

 

 

La Lune vers laquelle je me tourne ce trou inaliénable et ponctuel, son préambule, nous oblige à la concertation feutrée d'une chaleur mécanique.

Et là tu me demandes "est-ce que tous les cons sont gris ?" - Non, j'te dis, c'est une simple révélation des formes secrètes et intimes. 

Les planètes ont voulu demeurer et le soleil s'enroue. La coïncidence est restée coincée dans un firmament à l'origine de notre trouble. Elle scintille et je la vois brisée par tant de bris et d'apostilles. 

Le ciel est plein de lunes et ta fenêtre ne cesse de gémir.

 

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Rédigé par Scripta

Publié dans #Littérature, #lune, #Victor Hugo

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Publié le 28 Novembre 2017

Les hommes étaient à cet époque plus enclins à reconnaître ce qui leur ressemblait qu'à inventer ce qui les menait à ce qu'ils n'éprouvaient pas. Et qui donc à leurs yeux n'existait pas mais qui pouvait néanmoins les concerner.

 

C'était la limite false entre croyance, espoir, désir, indifférence, ignorance, peur et invention.

 

Ainsi un corps dans la rue lorsqu'il allait mourir de froid croyait qu'il avait chaud et en effet il suait jusqu'à arracher ses vêtements tant il étouffait.

 

Il y avait pour les économistes de l’époque une fonction mathématique correcte froide comme l'acier.

 

En ces temps obscurs et sombres notre ferme connexion fut de l'exister.

 

 

 

Nous étions là avec une lampe de poche nous orientant depuis des millénaires et même lors des révolutions autour d'un bâton.

 

Cette lampe, elle avait trois faisceaux qui s'accordaient et se disjoignaient sur des croyances, des pays, des races, des couleurs, des richesses, des positions, des goûts, des gestes, des chiffres, des pourcentages si possible abstraits qui sentaient bon le fromage, des attitudes.

 

Il y avait là aussi un kaléidoscope qui permettait de voir la réalité par pièces géométriques détachées aux formes limitatives et reproduites en mille. Elles se chevauchaient en formant une composition en plusieurs variations selon les distances visuelles adoptées en les observant.

 

Amateurs d'objets anthropomorphes, nous les dévisagions sans cesse en focalisant notre attention sur un détail de leur imperfection ou sur la séduction pugnace de l’un de leur geste  surtout lorsque cette composition tournait sur elle même.

 

Nous, nous n'étions que des êtres esseulés, interdits de séjour ailleurs que dans un moule. Notre mission était de tracer des limites à l'intérieur de nos prisons. Nous devions être les meilleurs, les plus doux, les plus tendres, les plus limpides. Bien entendu, nous ne l'étions pas !

 

Tout dépendait de ce que nous en attendions, nous les voraces en quête de clarification de nos propres mystères, et nous étions bien fats.

 

Aussi abordions-nous parfois des causes différentes pour un même effet et l'on savait qu'il y avait une grande diversité de facteurs qui s'y employaient.

 

Ainsi, l'inclinaison fit que l'on n'aborda pas les mêmes causes pour le même effet et l'on ne fut pas en accord sur les mesures à prendre pour les améliorer au lieu de les allier de façon décisive.

 

 

La Ballade des suspendus #2

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Rédigé par Scripta

Publié dans #La ballade des suspendus, #Littérature, #scripta 21, #2017, #Comme un

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Publié le 9 Novembre 2017

Dans le train, il s'est allongé sur la banquette, s'est endormi.

Quand il s'est réveillé il s'est excusé auprès des personnes qui étaient près de lui "oh pardon, je me suis endormi !" Personne ne lui a répondu.

Alors il s'est excusé d'avoir parlé. Les personnes autour de lui l'ont regardé de travers.

C'est que ça se fait pas de parler à des inconnus pour dire qu'on s'excuse d'avoir parlé de quelque chose qui ne les intéresse pas.

Alors il s'est tu. Il s'est dit, l'idéologie, la guerre bâtissent un empire. Un sourire et de la chaleur humaine bâtissent une civilisation. évidemment ce n'est certainement pas vrai et pas juste ce qu'il raconte.

"Enfin, Pipo ! avec de la chaleur humaine on bâtit une vie pas une civilisation ! Une civilisation c'est des rapports de forces, des outils, des langages, une organisation.

- C'est la même chose qu'il m'a répondu.

 

 

 

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Rédigé par Scripta

Publié dans #2016, #scripta 21, #Comme un, #Fiction

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Publié le 8 Novembre 2017

Depuis que Dieu était en crise, beaucoup étaient devenus allergiques au gluten. Il paraît que cela venait du raffinement excessif des farines, les estomacs n'étant pas préparés.

 

Une nouvelle question se posa soudain : fallait-il changer sa nourriture ou son estomac ?

 

Telle fut la question que se proposait de traiter en partie le transhumanisme qui entendait maîtriser de la jeunesse, la maladie, la durée de vie par tous les organes du corps et il fut à nouveau question de Dieu, de sa transfiguration, de sa transformation, de sa carte postale électronique, de la place et de la destinée de l'enfant, de la femme, et l'homme car ce dernier ensemble de trois sections fortement délimitées ne s'intéressait souvent qu'à lui même.

 

L'humain s'apprêtait disait-on aussi à s'augmenter par toutes ses parties sans que l'on ait besoin de toucher à son bulletin de salaire.

 

Inlassablement, un ange gardien rougissant et un peu en retard sur le timing des êtres assurait que l'on ne devenait pas ailé sans perdre quelques plumes.

 

Souvent l'envie nous prenait de lui en balancer une mais ce coquin ayant déjà préparé sa réponse biblique en couverture simili cuiṛ il en tendait une autre comme si c'était une joue et nous ne pouvions que compatir avec son coup raisonnant encore à travers les siècles.

 

Dans la foulée de l'histoire rocambolesque de la pensée le mouvement des nouveaux niais réapparut soudain.

 

Ces derniers se disaient les gardiens des templates sacrés et autres plans urbanistiques sur lesquels les grands advenus promettaient des soleils mirifiques.

 

Ils avaient entre temps peaufiné leurs plans et leurs catalogues avec la production de graphismes texturés et d'affirmations effrayantes qui maintenaient sous leur joug les populations les plus démunies en leur administrant de l'espoir pécuniaire et du super-spiritisme continental.

 

Ces dernières renchérissaient les craintes par le plus grand des désespoirs ou au contraire voulaient survivre en se prêtant à tous les sacrifices.

 

Au fond rien ne changea vraiment pendant cette période durant laquelle l'on s'aventura à l'aveuglette dans les premières explorations pro-matières et peu à peu, la langue glissa jusqu'à l'avalement, la langue une autre apparut soudain qui supplanta les autres afin de permettre une meilleure communication qui disait-on n'était plus le silence ni le mensonge ni le viol mais cela l'on ne le sut que lorsqu'on en eut vraiment besoin et le monde resta pendant quelques années compulsivement un peu comme abrupt I et véridiquement Aphone.

 

 

 

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Publié le 6 Novembre 2017

Un jour se posa à l'Assemblée Nationaze la question de l'époque et du changement.

 

L'ordre mondial du jour fut le suivant : pouvait-on changer d'époque sans changer de temps?

 

Pour traiter cette délicate question on fit appel au serveur BOGOS (Bi-Lingual Gregary Operator Supra-calendary) de l'état arborien d'Open Source.

 

Ce dernier grâce à son rapport accéléré avec le temps et à la matière pouvait communiquer avec la chronologie métro-météo-mythologique préalable qui elle même était en voix d'effacement.

 

Pour répondre à cette demande, BOGOS dut traiter de questions connexes aussi décisives que « Peut-on lier autrement les planètes entre elles pour édifier de nouvelles cartes du ciel ? Et si oui combien de nouvelles galaxies vont soudain nous apparaître ?

 

Quelle incidence sur l’astrologie et la statosphère historiologique dans la mesure où sa représentation terrienne en changerait immanquablement le fond suite aux récentes découvertes sur la subjectivité terrienne et les objets célestes.

 

Enfin entre autres questions « Le cosmos avait-il lui aussi des saisons? était-il possible qu'une ou plusieurs périodes autres que le jour et la nuit  furent imperceptibles mais décisives dans l'organisation de nos vies ?  Ces périodes alternées étaient-elles les seules étapes cycliques pour un jour défini ?  

 

Comment se faisait-il que dans l'histoire de la Table d'autres moyens de découpage avaient été proposé dans le passé qui avaient fait leur preuves et autour desquels l'on s'était fort bien acomodé dans une ou plusieurs parties de la table et ce durant plusieurs temps ? Pouvait-on fractionner ou rassembler encore autrement ?

 

 

 

 

Existait-il un après minuit, une aube claire et un petit matin avant le grand sur lesquels nous aurions pu façonner un autre emploi du temps, validé par l'ordre mondial pour un meilleur rassasiement des personnes conviées à sa Table ? Et cela dans le peu de temps qu'il nous restait pour déguster avant qu'elle ne soit renversée et que l'eau vienne à manquer car dans les pires menus proposés aux convives de l'époque par les serveurs informatiques, on pouvait lire que son temps de service était compté : c'était le fast world auto-réchauffé qui venait, le réchauffement climatique était annoncé et même sans en faire un fromage nous savions qu'il était copieusement  entamé.

 

Les plans mesquins du Gros Vêtement furent rapidement compris par la population qui se révolta face à tant de velléités capitalistes. Il fut décidé à l'unanimité de faire la grève du temps.

 

Les grévistes furent accusés d'être des conservateurs ce qui n'était pas tout à fait faux car dans la mesure où le temps s'était arrêté, ils se conservèrent eux-mêmes plus longtemps grâce notamment aux anti-oxydants qu'ils revendiquaient haut et fort contre tous les excès commis par Circaé et Sinus taté.

 

Fort heureusement une pendule qui s'était égarée de planète leur suggéra de changer oui le temps mais pas pour l'exploiter chez les uns outrageusement au profit d'un petit nombre d'invités qui ne prenait que du bon temps sans en laisser aux autres.

 

L'on commença donc à dire que du temps il n'y avait ni du bon ni du mauvais et que découpé à présent comme il l'était il permettait de maîtriser l'emploi du temps de chacun alors que le temps d'existence sur terre était limité et que pour certains qui en pâtissaient il ne fallait ni l'arrêter ni le rendre mauvais.

 

On réduisit donc les jours en plus petites plages pour réduire le temps de travail ouvré et l'on inséra deux autres temps par demi journée ce qui permit de faire deux fois cinq temps soit dix temps pour le jour et la nuit.

 

Par ailleurs l'on changea le mode additionnel des jours pour tendre vers neuf jours au lieu de dix ce qui raccourcit la durée d'un an et changea profondément l'approche calendaire ainsi que celle du non-temps qui n'existait pas jusqu'alors et qui fut créé échappant à toute comptabilité gouvernementale.ou patronale.

 

 

Comme un Atablérien au Pays de la Sans Façon Vol. 2

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Rédigé par Scripta

Publié dans #2017, #Littérature, #Fiction, #Comme un, #scripta 21, #temps, #travail

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Publié le 5 Novembre 2017

Le terrible séisme eut deux conséquences décisives pour la suite des événements.

 

La première fut que sous l'effet du tremblement de pommes de terres, un morceau de la région de la charente située près de l’Océan Acerborien se détacha en un seul bloc d'environ 200 km de long et 50 km de large. Circaé en fut si affecté qu'il en garda un traumatisme post-séparatiste des plus virulent au point de bouder durant des décennies sa reconnaissance même.

 

La nouvelle île fut appelée l’île de la petite Pantoufle car bizarrement elle avait la forme d'un joli chausson.

 

Depuis les derniers événements, la sympathie naturelle que les sans-façonnais éprouvaient à l’égard de leurs semblables amena rapidement a scinder le nouveau territoire en deux zones distinctes et opposées : la République Autonome des Pantoufliers (RAP'!) et l'Union Libre des Pantouflards (ULP!). Sur cette île, la liberté on ne savait par quel bout la danser car elle changeait souvent de chaussure.

 

Comme ils avaient échappé de justesse aux ravages du cataclysme, les insulaires respectaient profondément la vie et avaient pris l’habitude de passer librement d'une pointe de l’île à l’autre. Et même s'ils se querellaient sans cesse ils affirmaient que « Le courage n'est pas d'ériger des obstacles mais de les surmonter. » Aussi certains sceptiques les appelèrent les nouveaux niais d'autres qui croyaient en eux les super bottés.

 

 

Ils se promenaient ainsi au gré des saisons et des circonstances dans toutes les régions de l’île, profitant de l'instant présent, afin notamment d'approfondir leurs connaissances du naturalisme, une discipline qui fut promue rapidement Science Officielle de l’Île (SOI).

 

On donna aux habitants de l’île, le nom de pendantistes en hommage au temps qu'il fait et à l’idéologie variable relative. 

 


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Comme un Atablérien au Pays de la Sans Façon/ Voḷ 2

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Publié le 18 Juin 2017

 

Peu après s'être assoupi, Dévo fut réveillé par un insecte, un sylphide porte-plume qui était monté sur lui, et par son ami Philomène ā̃khõk avec qui il avait rendez-vous ce jour-là. Ce dernier s'approcha et lui secoua délicatement l'épaule gauche, le bousculant dans sa rêverie. "Tu t'étais endormi... Excuse-moi de te réveiller… Nous avions rendez-vous, tu te souviens ?

 

Avec regret Dévo mit un terme à l’adhésion épidermique de ses paupières. étira ses jambes, les replia et lui sourit. Le sylphide, sa palpe maxillaire aux aguets, passa discrètement de sa cuisse à son bras droit, guettant de son œil composé quelque nourriture à prendre.

 

- Mais à quoi penses-tu ? demanda Philomène. Pourquoi ces longs silences depuis quelques semaines ? Pourquoi ce regard intense visionnant on ne sait quels mirages ?

 

Face aux interrogations pressantes de son ami, Dévo demeurait silencieux.

 

- Tu dis bien que les casques d'images, de mots et de sensations qu'on nous prépare vont nous couper du vrai monde et de notre réalité... mais que fais tu d'autre lorsque tu pars dans tes rêveries ? Crois-tu être libre ? Fuis-tu quelque chose ?

Le sylphide suivait son chemin, ballotté par les gestes soudain plus souverains et plus vifs de Dévo qui commençait à agiter ses mains, à tordre ses lèvres pour en découdre et contorsionner idées et mots dans tous les sens.

 

 

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

 

- Je ne sais pas. Je m'interroge... Je sais que tu es comme ça... Pour ce qui est des moyens de propagande dont tu me parles souvent, t'es sûr que t'es pas un peu parano ? Quand même t'exagères ! Je ne connais pas leurs intentions moi non plus, je ne suis pas dupe, ni optimiste, mais quand même... Allons-nous perdre notre cervelle ? Nous évoluons vers autre chose. Voilà tout... Nous ne sommes pas qu'un entrechoc de clics. Allons-nous communiquer directement de cerveau à cerveau ? C'est la question que je me pose…

 

- Et Wi fit le monde ! s'exclama Dévo. Mais ce "ils" que tu évoques, n'est-ce pas "nous"?... Cette évolution du langage, cette façon de dire. Une autre façon de penser donc, une autre façon de voir les choses... Sans cesse mouvante. Je m'en réjouis ! Cela fait-il sens de reprocher aux atablériens de s'adapter à l'environnement qu'ils ont créé eux-mêmes ? Et dont nous pourrons dire bientôt qu’il les a créé ? Et pourquoi vouloir à tout prix retenir ce qui n'a pas été ? Une idée parce qu'elle est ancrée dans le temps suffit-elle à la préserver de sa mort ? Le syrphe continuait à marcher lentement à la recherche de sa nourriture préférée : le pollen. Des touffes d’herbes où il se tenait préalablement avant d’entreprendre cette aventure, il avait cru apercevoir une corolle où prélever son nectar préféré mais après avoir besogneusement parcouru la manche de la chemise retroussée, il ne trouva aucune fleur à son sommet. Le dessin imprimé, le parfum suave de la lotion parfumée et les couleurs qui l'ornaient l'avaient trompé.

 

- Il y a une volonté de lutter contre le temps alors qu'il faut faire avec ! continua Philomène. Certes l'indifférence est sans issue et les événements sont dommageables car ils remettent en question la vie sur la Table. Ce n'est pas rien... Mais pourquoi s'entêter à vouloir tout confondre en ne tenant plus compte des besoins réels ? Ceux qui doivent être comblés tous les jours ? Il n'est nulle idéologie qui puisse en venir à bout sans un projet vivant.

 

- Pourquoi ne pas aller promener, dans les champs et dans les près? Qu'en dis-tu ? répondit soudain Dévo

 

- C'est une excellente idée : allons-y !

 

- Hé Oui !

 

Et ils allèrent.

 

L’imprudent sylphide fut enivré par les flaveurs de la lotion après-rasage. Les couleurs de ses rayures changèrent aléatoirement et de plus en plus vite. Il tituba quatre jours consécutifs au milieu des brins de thym et de bruyère, le ventre bombé, les ailes négligées avant de pouvoir enfin s’envoler vers d'autres victuailles. Savait-il alors le pauvre scribe ce que le réchauffement climatique lui réservait ?

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    Rédigé par Scripta

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    Publié le 17 Juin 2017

    Pour ce qui est des errances de la nature, je vous dirais que l'intervention d'organismes vivants dans la formation d'une ère géologique fut nécessaire ou concomitante mais n'en furent peut-être pas tant les fruits mais leur transformation.

     

     

    Si la qualification par leur approche descriptive qualifie l'étape, elle n'en définit pas la datation précise, le moment chronologique avéré partant d'une issue possible vers sa fin antidatée. Peut-on dire qu'elle en est la genèse ? Le fait est que oui mais uniquement dans mon esprit. Si bien que d'une part, l'évolution et la vie sont liées ici à l'activité organique réduite à l'écosystème non répertorié de fait dans les citations ontologiques en rut. Et que ceci est bien la preuve supplémentaire d'une séparation dichotomique qui ne concerne que l'une des deux parties qui la conçoit mais certainement pas l'autre qui de fait se trouve séparée d'elle-même et de son semblable, son pendant en ceci qu'il constitue comme elle la république de la vie avec la même détermination et de ce qui ressort de l'importante égalité élective que nous en connaissons. Et que d'autre part, cette liaison entre les êtres organiques et l'évolution de leur coorganisation en formes nouvelles est toujours possible tant que le sont leurs existences mêmes.

    En d'autres termes, l'évolution de la vie sur terre est liée aux formes qu'elles empruntent ou pour multiplier ou pour disparaître. Ainsi le découpage que nous en avons d'un point de vue géobiologique se base sur une observation de caractéristiques apparentes qui peuvent nous permettre de les ranger dans des étapes décelées mais après tout peut-être dans des périodes différentes qui font que seules leur apparence les réunit et non l'époque de leur naissance. Et là donc encore avec toutes les variations d'usage en ce monde et donc aussi dans leurs significations et pour faire évolutionniste, dans leur fonction.

     

    Peut-on parler de constantes ? Oui s'il s'agit d'une même mémoire, non s'il en existe plusieurs et que de leur série nous n'en connaissons qu'une. Si je m'en tiens aux nouvelles découvertes concernant la nappe, hé bien la mécanique dont il est question ici et qui je vous le rappelle concerne les lois de la création et de la formation du manteau terrestre sont tout à fait intéressantes. Pourquoi ? Parce qu'elles tendent à valider l'idée que la tectonique peut avoir un rôle décisif à un moment propice sachant que tous les moments ne le sont pas. Et cette théorie fut favorisée par les expériences réalisées en laboratoire avec l'axiome numéroté 2 : C'est pas qu'on soit à côté de la plaque, c'est qu'on est dedans.

     

    Par ailleurs, il tendrait ces dernières années à être dicible que les organismes vivants ont engendré ou produit des organismes non vivants qui seraient désormais pris en compte dans la conception géomorphologique de la terre en tant que caractéristique temporelle sous forme d'errance ou de progression selon les humeurs et que cela pourrait, à bien y réfléchir, nous emmener dans un tourbillon de conceptions nouvelles sur la définition de la vie elle-même. La peau et les cellules sont en passe de rencontrer des concurrents dont la formation relève de la création espécieuse humaine. La propitiation non pas religieuse vous l'aurez compris, mais gastro-cosmologique relève d'un concours de circonstances chimiques et chimériques à ce jour diversement appréhendé et de facteurs géodésiques et organiques tout à la fois. Cette propitiation donc a pour essence la volonté de sortir de la durée, de s'extraire du temps alors qu'il s'agit ici d'y rentrer franchement je veux dire dans le moment présent et son continu.

     

    Par conséquent, j'estime que la lecture que nous en avons est possiblement fausse si elle n'est pas elle-même dynamique et peut développer en son sein d'autres suites tout aussi erronées bien que tout à fait cohérentes sur la ligne poursuivie par notre cinquièmement. Je vous renvois pour comprendre cette dernière référence, à l'histoire des sciences et des découvertes théoriques sur la cosmétautologie située à la louche lunaire aux alentours de – 300 et encore en mouvement. (extrait)

     

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    Rédigé par Scripta

    Publié dans #Littérature, #Fiction, #2017, #scripta 21, #héliocentrisme

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    Publié le 17 Juin 2017

    L’architecture de cette cité se caractérisait par un mélange de vestiges antiques, de constructions médiévales, une flopée de maisons cossues des années mille, ersatz des châteaux rutilants du siècle passé, et la diffusion dans ses rues de toutes sortes de paillettes, de magnifiques villas à la manière Art-Déco, de vieux immeubles au charme désuet, de quartiers bétonnés proches des zones d'activités grises, d’îlots essaimés de panneaux aux lettres hirsutes, et de quelques ronds points décatis permettant de passer d'un parking à l'autre. Ces derniers étaient souvent entourés d'arbres esseulés, de containers remplis de papiers journaux, de prospectus, et de boîtes de somnifères vides.

     

     

    Dans certaines zones artisanales ou industrielles plus excentrées, naquit en quelques années une nouvelle forme de mélancolie méridionale, appliquée à des surfaces carrées, tapissées d'aiguilles de pin, hantées du silence atablérien, de bruits de machines et des musiques éructées par des baffles sans oreille. Sur les routes environnantes de bruyants chariots de fer passaient à vive allure.

    Dès qu'ils se rapprochaient, le volume de leurs décibels augmentait pour diminuer dans leur éloignement avec une remarquable symétrie acoustique. Un axe stratégique par ailleurs très apprécié par les amateurs de coins. C'était aussi là qu'avaient été érigées peu à peu d'autres habitations avec des immeubles et des lotissements. Une zone d'extension somme toute banale.

     

    Et c'était par cette banalité là, par cette anti-campagne là, qu'avait commencé la banalisation d'un ban pour prolonger la saine gestion immobilière de la ville, dans le respect des règles saintes de la construction, et d’une forme de démission sociale, nous disait-on fatales, qui participa à la préservation du patrimoine citadin intra-économique de référence : les remparts.

     

    "Comme un..." (extrait)

     

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    Rédigé par Scripta

    Publié dans #Littérature, #Fiction, #2016, #scripta 21, #Comme un

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    Publié le 17 Juin 2017

    La divinité suprême à l'origine de ces dieux là, était croyait-on un père. Certains disaient que c'était une mère, d'autres disaient qu'il avait deux sexes, d'autres encore aucun, car peut-être était-il né lui même d'un tenant, le sexe n'étant venu qu'après, pour permettre aux dieux et déesses de se reproduire.

     

    D'autres dirent qu'il fallait inventer un nouveau genre, un genre qui n'existait pas, qui n'était pas un sexe particulier, ni des deux à la fois, mais encore autre chose. Nous, nous ne l'avions jamais vu, et ne savions comment le nommer. On choisit alors d'utiliser "wi" ou "ui" ou "oui" selon les coins de la Table. Ui serait utilisé de façon indifférenciée autant pour les adverbes, pronoms, relatifs, et les substantifs... Mais sans attribuer un nom précis pour wi désigner.

     

    Au lieu de "il" ou de "elle", on disait "parcekui veut", "c'est oui-oui plus fort, oui plus juste, et oui plus bon". S'il fallait l'envisager dans l'espace, on prenait un raccourci, et on disait "louin" ou "prochouin". S'il fallait l'envisager dans le temps, on disait "sansouitemps", etc...

     

     

    Comme wi avait une image très positive, on utilisa sa phonie pour répondre par l'affirmative : oui !

     

    Et comme on ne voulait pas qu’oui n'existe pas, et que tout ce qui n'était pas oui porta un nom, on dit "non" ! 

     

    Mais tout ceci était si compliqué, que l'on finit par dire un chiffre, père le jour et mère la nuit pour une année, et inversement celle d'après.

     

    Au fil du temps chaque religion lui donna un nom propre.

     

    Enfin, dans certains pays aux monts réciproques, l'on tint à garder l'alternance du "jouir" et de la "nouit", comme ça tout le monde fut d'accord.


     

     

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    Rédigé par Scripta

    Publié dans #Littérature, #Fiction, #2016, #Comme un, #scripta 21, #wi

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    Publié le 16 Juin 2017

     

    Inutile de vous rappeler les différents régimes poétiques, et autres qui s'en suivent, et la pagaille épouvantable dans laquelle nous nous trouvons, et qui nous éloignent tous les jours (plus que les nuits) un peu plus de la lune, sans pour autant nous divertir du soleil. Et il peut en être de même pour toutes les formes de savoirs concernant le mouvement permanent et l'inertie ultime. Par conséquent, nous n'avons d'autre choix que celui de chercher sans prétendre à l'exhaustivité de notre démarche. Et les cellules quantiques peuvent nous y aider, comme elles peuvent aussi en transformer le cours par leurs prouesses anticipatrices.

     

    Quel est le but recherché ? Par quelle modalité et vers quel désir seraient-elles déjà inclinées? Nous ne pouvons plus reculer, ce que d'ailleurs nous n'avons jamais fait, ceci je vous l'assure.

     

    Alors, Mesdames et messieurs, compte tenu des éléments que je viens de vous évoquer la classification mondiale doit être revisitée et les catalogages doivent intégrer d'autres principes thésauriques.  (extrait)

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    Rédigé par Scripta

    Publié dans #Littérature, #Fiction, #2017, #scripta 21, #Comme un

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