Publié le 23 Janvier 2018

   Comment résumer ce naufrage frais ? Une sensibilité extrême par laquelle sa grande perméabilité d'enfant lui avait joué des tours, modéré les étapes de sa construction, et accru aussi cette approche empathique quelque peu désespérante.

   Pour parvenir à une pensée opérante, elle se concentre sur quelque objet de façon intègre, tel un pivot jusqu'à former un triangle avec la réalité dont elle tente de démasquer la rime avec des signes destinés aux croyants ou aux crédules intentionnés qui ne connaissent de l’imaginaire qu’une bride, en quête de simplification rejetant les liens qu’ils jugent trop futiles, fugaces et orageux pour être transcrits ou transmis.

   Nos arrière-pensées sont des abstractions figurées en une multitude de formes et de formules incitant la représentation que l’on retrouve par ailleurs dans toutes sortes de régimes. Les courbes et les traits finissent par devenir des signes et des signes dans les esprits des images et leurs fées comme des hommes fés finissent par s’incarner. Si bien que personne n'est dupe et s'appuie dessus pour - se - duper.

   Tout ceci dans un questionnement exercé auprès d’adultes et d’une société qui promeuvent des croyances et par lesquelles croire est une connivence de sûreté y compris entre camarades de chambrées, nés de toutes les séditions, tôt levés en ces lieux de fabrique des songes, des mouroirs à soldats, où croire pour certains est une appartenance et une intégration et pour d'autres une résilience. Une non-chose non-intimée, objet de pressions et de dépressions torrides. Le nœud est là mais le mystère demeure encore absent. Ici la perte d'elle-même lui apporte une ivresse tout en la séparant. Aucune de ces attitudes néanmoins ne lui convient, aucune ne lui paraît adaptée. Elle sait qu'elle ne croit pas, qu'elle est athée de vivre. 

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Rédigé par Scripta

Publié dans #Fiction, #scripta 21

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